Secteur n° 12

Caspe-Mequinenza

Note de synthèse

Tumba

Saragoceta

Saragoceta

 

Ce secteur est caractérisé par la présence de ruchers à façade fermée à l’intérieur desquels les ruches sont horizontales et déplaçables. Ces ruchers sont placés dans des abris naturels sous de grandes dalles rocheuses. La totalité de la façade a été murée complètement en ne laissant qu’une porte d’ accès et de petits orifices alignés dans la maçonnerie. Ce sont les piqueras qui servent au passage des abeilles. À l’intérieur de l ’abri, les ruches, qui étaient à l’ origine des cylindres de vannerie tressés, sont placées dans des logements délimités par des murets de pierre et des barres de bois transversales. Cette pratique a l’avantage d’offrir aux abeilles une bonne protection contre les variations climatiques et  en outre de donner toutes facilités à l’apiculteur pour les opérations de contrôle ou de récolte grâce à la mobilité de la ruche.
Placé dans la partie de la plaine de l’Ebre qui borde la grande retenue de Mequinenza, ce secteur est difficile d’accès et jouit de la réputation d’une zone sauvage et riche en flore et faune originales.
Ce mode de conception des ruchers n’est pas totalement original dans le nord de l’Espagne. On en trouve également à Uncastillo (secteur de Cinco-Villas) et à Villaroya (secteur Rioja-Navarre). Ce sont cependant des cas assez rares. Hors d’Espagne, c’est le mode d’utilisation traditionnelle sur l’île de Malte.
La sierra de Valdurrios en particulier, bénéficie d’une longue réputation de région mellifère. On y a toujours pratiqué l’apiculture et aujourd’hui encore les apiculteurs de la région viennent y porter leur ruches en transhumance. La municipalité de Caspe perçoit chaque année un droit de séjour  pour ces ruches en transit. En 1988, un apiculteur s’était acquitté de cette taxe pour un total de 800 ruches.
La rareté des vestiges peut s’expliquer par l’isolement de la région et les difficultés de circulation accentués par la mise en eau de la vallée en 1964. Abandonnés depuis au moins 50 ans, la plupart des ruchers traditionnels sont  en ruine ou ont disparu.


Origine des fiches
Felix Rivas
Cebrian Buisan